Samedi 7 mars 2009

 Différence entre journaliste et blogueur

 

-un journaliste est professionnel, payé pour écrire, un blogueur écrit en général pour son plaisir et parfois paie pour bloguer

-un journaliste suit des consignes éditoriales, un blogueur écrit en général ce qu'il veut et quand il veut

-un journaliste est lu et corrigé avant d'être publié, un blogueur est souvent corrigé après la publication de l'article, par ses lecteurs dans les commentaires

-un journaliste écrit en général pour une marque et pas toujours sous son nom, un blogueur écrit soit sous son nom, soit de manière anonyme

-un journaliste dit rarement "je", un blogueur parle souvent à la première personne

-un journaliste dispose d'un espace limité pour s'exprimer, un blogueur peut écrire autant qu'il le souhaite

-un journaliste écrit ce qu'il sait ou le résultat de son travail, un blogueur a plus tendance à partager des expériences et démarrer des conversations

-un journaliste est soucieux de la qualité de son écriture, un blogueur écrit comme il parle, est très spontané

-un journaliste bénéficie de la "protection" de son éditeur en cas de litige

 

Un modèle à part ?

Oui, je pense.

- Un journaliste peut gérer un blog personnel

- Il peut également créer un blog rattaché à l’organe pour lequel il travaille. On peut citer l’exemple des blogs de Libération.fr, lemonde.fr ou l’express.fr.

 

Qu’est-ce qui peut amener un journaliste à vouloir tenir un blog ?

-         Envie de liberté

-         Envie d’un nouveau ton

-         Besoin d’instantanéité

-         Contourner les contraintes d’espace

-         Contourner les exigences de respect de la ligne éditoriale

-         Volonté de raconter les à-côtés autour d’un événement

-         Volonté de parler ou d’expliquer la manière dont il travaille au cours d’un reportage par exemple.

 

Une activité viable, incompatible ? 

-         Une activité viable parce que c’est un phénomène qui se développe.

-         Une activité compatible avec le métier de journaliste. Le blog est un autre outil à la disposition du journaliste. Mais si les points de vue ou les postures adoptés sur le blog s’opposent à ceux que vous écrivez dans votre organe de presse, ça peut poser des problèmes.

 

 

Par Mamadou NDIAYE
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Jeudi 11 décembre 2008

Je suis métisse: j'ai une maman française et un papa sénégalais, mais en fait je n'ai grandi qu'avec ma mère donc je ne connaissais pas du tout le Sénégal avant que je ne rencontre mon chéri, qui est un pur sénégalais.  Ainsi, le 12 janvier 2007, nous sommes partis. Bien que j'ai fait pas mal d'aller retour entre le Sénégal et la France (pour mon accouchement, pour voir ma famille, ...), j'ai tout de même pas mal de choses à vous raconter sur la vie quotidienne au Sénégal.
1- La conduite

C'est la première chose qui m'a marquée!

Quand vous sortez de l'aéroport et que vous montez dans un taxi, surtout le nuit quand il y a des embouteillages, vous voyez de tout et surtout du n'importe quoi.

Premièrement, la nuit il n'y a pas de feux de croisement ou de pleins phares, chacun fait ce qu'il veut !

Deuxièmement, quand vous voulez doubler, vous faîtes des appels de phares, surtout aux camions car ils peuvent se déporter à tout moment à cause des véhicules garés sur le côtés ! Pendant la journée tout marche au klaxon !

Troisièmement, on double par la droite ou par la gauche, tout dépend si le véhicule à doubler décide de se ranger ou pas !

Quatrièmement, lorsqu'il y a des embouteillages, si c'est une route à deux voies, celle-ci devient très vite une route à quatre voies !

Cinquièmement, lorsque c'est la saison des pluies, les routes deviennent désastreuses ! Une petite pluie va provoquer d'énormes trous ! Vous conduisez en slalomant et gares aux nids de poule !

2- Les transports en commun

Premièrement, ne jamais prendre les transports en commun aux heures de pointes ! Déjà qu'en temps normal c'est compliqué alors quand il y a plus de monde que de places dans les "NDIAGA NDIAYE" (ce sont des sortes de trafics blancs) ou que dans les "CARS RAPIDES" (c'est un peu comme des trafics mais bleu et jaune), il y a des grandes bousculades et il n'y a pas de pitié pour les femmes ou les personnes âgées, tout le monde se pousse !
Deuxièmement, si vous prenez un "NDIAGA NDIAYE" quand il pleut, il ne faut surtout pas se mettre contre la vitre parce que vous avez beaucoup de chance de finir mouillé !
Troisièmement, si vous prenez les bus urbains, qui vont aussi dans la banlieue, les " DAKAR DEM DIKK ", ne le prenez pas à mi-chemin, si vous pouvez, allez à son terminus, c'est le seul moyen de trouver une place assise, et quand votre voyage dure deux heures, c'est bien pratique !

Quatrièmement, lorsque vous prenez un taxi et que la circulation n'est pas fluide, les taximans ont tendance à prendre ce qu'ils appellent "des raccourcis", mais vous pouvez être sûr qu'au final vous vous retrouverez encore plus loin derrière !

PS: avec les taximans, il faut toujours faire baisser le prix car ils disent un prix élevé en sachant que vous allez le faire baisser !

3- Les marchands ambulants

Que vous soyez à pied ou en voiture, ils sont partout !

Premièrement, quand vous êtes dans les embouteillages, vous pouvez faire vos courses tranquillement ! Vous trouvez de tout et même ce que vous ne pensiez jamais trouver ! Des friandises, des fruits, tout ce dont vous avez besoin pour votre voiture, des horloges pour votre salon, des tapis, des nappes, de la vaisselle et j'en oublie beaucoup !

Deuxièmement, que vous soyez à pied ou en voiture, si vous regardez la marchandise d'un marchand, il va penser que vous êtes intéressé et il va vous suivre ! En voiture c'est plus facile de les éviter car si on ne veut pas acheter on peut fermer notre fenêtre, mais quand vous marchez tranquillement, il peut vous suivre pendant 10 minutes sans problème !

4- L'alimentation

Le matin:

Les enfants boivent une sorte d'infusion faite à partir de feuille (kinkéliba) et ils mangent du pain avec soit du beurre, soit les restes de la veille; c'est à dire, des spaghettis, de la viande à la sauce oignons...

Les adultes boivent le plus souvent du café, en particulier le "CAFÉ TOUBA", c'est un café fait avec des épices qui lui donne un petit goût poivré ! Et c'est très bon ! Et il mange la même chose que les enfants; des fois ils peuvent acheter des sandwichs dans les "CANTINES".
Le midi:

Le repas est toujours à base de riz, si un sénégalais ne mange pas de riz le midi, il en mangera le soir !

Le plus souvent le riz est accompagné de poisson, mais les sauces varient : pâte d'arachide, huile de palme, gombo, etc., mais toujours avec des oignons, car un plat sénégalais sans oignons, ce n'est pas un plat sénégalais !

Le soir:

Tout dépend les familles et leurs moyens !

Certains mangent le riz qui reste du midi, mais le plus souvent se sont les enfants qui finissent le riz le soir !

D'autres familles préparent de grands plats bien garnis avec de la salade, des tomates selon la saison, des concombres, des frites, et toujours au centre une sauce à base de poissons ou de viandes avec beaucoup d'oignons, et c'est trop bon !

5- Le marché et les boutiques de quartier

Premièrement, le marché est tout d'abord l'endroit où se rendent les femmes chaque matin pour acheter tout ce dont elles ont besoin pour préparer le repas du midi !

Deuxièmement, si vous voulez acheter quelque chose au marché, par exemple un sac, le vendeur va vous dire un prix exorbitant ! Vous allez alors lui dire que c'est trop cher, et il va vous demander votre prix ! Automatiquement quand vous allez dire votre prix, il va dire que "c'est trop peu, donne un peu plus" ! (C'est normal on peut les comprendre).



Mais si vous savez que votre prix est raisonnable parce qu'on vous a dit que ça coutait tant, le mieux à faire et de dire "tant pis" et de partir ! Ce qui est sûr, c'est qu'il va vous dire "non c'est bon c'est bon" ! C'est toujours comme ça, parce qu'il sait qu'il fait une bonne affaire ! Si vous dîtes un prix et qu'il vous dit "OUI" de suite, vous pouvez encore baisser le prix !
Troisièmement, au Sénégal, à chaque coin de rue, vous trouverez des " BOUTIQUES " ! Elles sont ouvertes de 7h a 00h et ne ferment que le vendredi au moment de la prière !
C'est le genre d'endroit ou vous trouverez tout ce qui est alimentation (et pas qu'africaine), mais aussi du pain, des produits de beauté, des accessoires, des tongs, etc.

6- La langue

Personnellement, je trouve que l'on s'habitue vite à entendre le WOLOF et que si on comprend quelques mots, on peut comprendre le sens d'une phrase; car il y a quelques mots de français qui sont là ! Mais je trouve que le plus dur c'est de parler, de répondre à une question, car comme dans toutes les langues il faut retenir des formules !

Par contre l'avantage c'est qu'il n'y a pas de masculin ou de féminin !

Autre chose, si vous entendez des sénégalais parler très fort, ne pensez pas forcément qu'ils se disputent, car le plus souvent ils parlent, tout simplement !

7- L'administration

Je pense que ce n'est pas seulement au Sénégal, mais plutôt dans toute l'Afrique et dans tout les pays en voie de développement.

Mais ici l'administration est très lente. J'ai un exemple concret : j'ai fait une demande de carte de résident depuis avril 2007, et elle n'est toujours pas sortie !

Alors je vais faire comme beaucoup de sénégalais qui sont découragés, je vais prendre des contacts au ministère de l'intérieur et comme ça ma carte sortira en une semaine ! C'est toujours la même chose, si vous connaissez du monde, tout est rapide !

Alors cela ne me dérange pas que l'administration soit lente, mais qu'elle le soit pour tout le monde ! Merci.

8- L'éducation nationale et les enfants

L'éducation nationale:

Au Sénégal, la maternelle n'est pas obligatoire, elle est donc privée !

Les enfants entrent au primaire vers 6 ans, ils ne vont pas directement au CP mais d'abord au cours d’initiation (CI), cela permet aux élèves de se familiariser avec le français !

Ceux qui souhaitent passer en classe de 6ème, il faut passer un concours d'entrée ! Pour passer en seconde, il faut passer le brevet et avoir la moyenne en classe !

Les enfants:

Certains enfants qui sont dits "indisciplinés", sont envoyés par leurs parents dans des écoles religieuses où ils vont apprendre le coran. Le problème c'est que beaucoup d'écoles ne sont pas sérieuses, et envoient les enfants, parfois très jeunes, mendier dans la rue, pieds nus le plus souvent. Les enfants ne doivent pas rentrer tant qu'ils n'ont pas acquis la somme d'argent demandée, ce qui fait que souvent les enfants restent tard à traîner dans les rues. Leurs maîtres disent que "cela leur apprend la vie".

Pour les jeunes enfants qui sont chez eux, ce que j'ai remarqué en premier, c'est l'autonomie qu'ils acquièrent très jeune ! Un jour j'ai vu ma nièce de deux ans tomber violemment en avant, moi même j'étais choquée, je commençais à aller vers elle et je l'ai vue se relever et continuer à courir ! En fait les parents ne sont pas toujours derrière leurs enfants à surveiller leurs moindres gestes ou à les ramasser dès qu'ils tombent ! Je pense que cela m'a influencé dans l'éducation de ma fille, elle a un an et souvent quand elle tombe elle se relève toute seule sans pleurer, je ne me précipite pas vers elle !

9- Le téléphone portable

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ici tout le monde à un téléphone portable, et le dernier cri si possible !

Il existe deux opérateurs: ORANGE et TIGO

Il y a des abonnements mais pour la plupart des personnes, ils rechargent leur portable avec des cartes prépayées ! Ça va de 1000 frs cfa (1,50 euro) à 25 000 frs cfa (38 euro) ! On peut également envoyer du crédit d'un portable à un autre, cela coûte 20 frs cfa (0,03 euro) !

 Un sms coûte 10 frs cfa vers un même opérateur et 20 frs cfa vers l'autre opérateur !

10-Les cérémonies

Que se soit un mariage, une cérémonie religieuse, un baptême, etc., les femmes adorent ça !

Elles préparent les repas mais se font surtout belles...

Les coiffures

Je trouve que les coiffures africaines sont les plus belles et les plus créatives du monde ! Il y a les tresses collées, les mèches, les postiches, les tissages (ou greffages), etc. et tout ça est magnifique !

Les boubous

Les boubous africains sont très colorés. Ce sont des couleurs vives et joyeuses qui sont très jolies !

Quand c'est jour de fête, les sénégalais sortent leurs plus beaux boubous ou s'en font même faire de nouveaux !

Il y a des tissus plus chers que d'autres ! L’un des plus chers c’est le BAZIN, mais il en existe plusieurs qualités plus ou moins chères ! Malgré tout ce que j'ai pu dire de négatif ou de positif, ma vie au Sénégal m'est très agréable.

Par Mamadou NDIAYE
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Mardi 3 juin 2008

Au cours d’une audience accordée au mouvement navétanes fin avril, le Chef de l'État a fait plusieurs promesses : revalorisation de la subvention annuelle, des milliers de ballons, 15 véhicules 4X4, etc. Le Chef de l’Etat n’a surtout pas manqué d’inviter les composantes de ce mouvement à participer activement à sa grande offensive pour l’abondance et la nourriture (GOANA). Pour leur faciliter la tâche, une dotation de 1.000 hectares par région leur est promise.

Notre intention, dans cette réflexion n’est pas de disserter sur l’échec ou la réussite de ce projet présidentiel. Nous ne parlerons pas également de l’opportunité d’offrir 15 véhicules à des gens qui n’en demandaient que quatre ou cinq. C’est plutôt l’invitation à participer à la GOANA qui retient notre attention.

Le mouvement navétanes est très populaire. Les hommes politiques le comprennent très bien ; eux qui rivalisent d’ardeur pour parrainer les finales des compétitions sportives. Le Chef de l’Etat ou ses conseillers ont sans doute voulu mettre à profit cette popularité pour réussir le pari de l’abondance.

Seulement, ce qu’ils n’ont pas l’air de comprendre, c’est que ce mouvement ne mobilise que pour le football de quartier. Il n’y a que le football qui attire les foules. Dés qu’il s’agit de culture (théâtre), de projets socio économiques ou de journées de sensibilisation, les gens se font supplier pour y participer. Les responsables des ASC qu’on appelle, à juste titre, les dirigeants sont les seuls à s’impliquer. Pire parmi ces gens là, rares sont ceux qui pensent que les navétanes ne sont pas synonymes de compétitions sportives. Pourtant ces causes là (projets socio économiques, cultures, sensibilisations) font partie des buts de ce mouvement définis dans l’article 2 des statuts de l’ONCAV.

Cette structure compte environ 2500 ASC. Chaque ASC dépense environ chaque année entre 1.500.000 et 2 millions de francs CFA pour quelques matchs seulement. Le tiers provient des diverses subventions mais les 2/3 des ressources sont apportées par les habitants du quartier et les sympathisants de l’équipe. Cet argent est dépensé rapidement en notes de transport, de pharmacie, de repas, de frais mystiques (xons). Aucun projet socio éducatif n’est développé, aucune sensibilisation sur les sujets qui intéressent la société n’est menée. Une majorité d’ASC ne disposent même pas de troupe théâtrale et préfèrent payer chaque année une amende de 25.000 f conformément à l’article 20 du règlement de l’ONCAV consacré aux compétitions théâtrales.

Tous ces éléments m’amènent à douter des potentialités de mobilisation de ce mouvement autour de la GOANA. De par mon expérience personnelle, je pourrais même être catégorique en disant qu’ils prendront volontiers les cadeaux du Président mais ils n’apporteront rien à ce projet ; non pas parce qu’ils ne savent pas cultiver la terre mais parce qu’ils n’ont pas la culture des projets de développement. Tout ce qu’ils savent faire c’est d’amasser un max de sous à travers les subventions, les quêtes et les entrées au stade, les dépenser en un temps record et présenter des comptes débiteurs à la fin de la saison.

Par Mamadou NDIAYE
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Présentation

Profil

  • : Mamadou NDIAYE
  • mamadoundiaye
  • : Homme
  • : 12/01/1980
  • : politique afrique actualité philosophie senegal
  • : Je suis Docteur en Sciences de l'Information et de la Communication, diplômé de Philosophie, Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3. Aujourd'hui, je suis Enseignant-Chercheur au CESTI-UCAD DAKAR.

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